Nous en sommes à notre troisième département, puisqu'après le Gers et les Landes, nous sommes entrés à la mi-journée dans les Pyrénées-Atlantiques ! Mais surtout, nous avons passé le cap des 100 premiers kilomètres depuis notre nouveau départ : nous en sommes ce soir à 114 km !
Dans un environnement de brumes matinales, nous avons repris notre chemin peu après 8h30, après un copieux petit-déjeuner et munis, chacun, d'un viatique, un gros sandwich au magret de canard et à la moutarde, délicate attention de notre hôtesse.
À un peu plus d'un kilomètre, nous avons une première halte à Pimbo même. Perché sur une hauteur, le village est une ancienne bastide, dominée par sa collégiale du VIIIIe siècle, dédiée à Saint-Barthélemy. Sa façade est imposante et le portail orné de sculptures de personnages enlacés qui alimentent nombre de spéculations sur le sens qu'il faut leur accorder.
L'habitat est caractéristique de l'architecture béarnaise : des toits à quatre pentes, des pierres d'angles, des linteaux de portes et fenêtres en noble pierre grise, alors que les moellons de remplissage sont en pierre de tout venant jointoyées à la chaux, des tuiles plates qui se recouvrent aux deux tiers, des volets peints de couleurs vives...
Beaucoup de route aujourd'hui ! Certes des petites routes de campagne étroites et peu fréquentées (chemins d'accès aux fermes pour la plupart), mais du goudron quand même... Des paysages encore très marqués par la culture du maïs et très vallonnés. Un bon entraînement pour le souffle avant les étapes pyrénéennes !
Les jours se suivent, les paysages se ressemblent...
Après avoir dépassé le Château-Lassale, une demeure bourgeoise dotée d'une sorte de donjon carré, nous avons atteint Arzacq-Arraziguet (bon exercice de prononciation, surtout en roulant bien les rr comme il se doit !). C'est une jolie bastide d'un millier d'habitants, dotée d'une place à couverts bordée d'anciennes maisons à arcades appréciées en cas d'intempéries et de fortes chaleurs.
En quittant Arzacq-Arraziguet, on tombe sur un joli lac avant d'emprunter divers sentiers et petites routes jusqu'à un petit village, Louvigny au cœur d'un nouveau terroir (dont nous n'avions jamais entendu parler) le Soubestre. Vu l'heure (12h45), nous y avons fait la pause casse-croûte et la pause santé pour les pieds !
Moulin de Louvigny
Nous avons pris quelques libertés avec le chemin balisé pour prendre des chemins de traverse et économiser ainsi deux à trois kilomètres, en compagnie de deux autres marcheurs rencontrés à plusieurs reprises ces derniers jours, Annabelle, une Française de Rio de Janeiro, et Marcus, un Suisse allemand, qui marche déjà depuis deux mois.
Souvent l'objectif apparaît bien lointain, et ce n'est qu'une étape sur le parcours de la journée.
Une aire de repos pour pélerins aménagée le long du chemin (hamacs, fauteuils, livres...)
Nous avons retrouvé les chemins à Uzan, village qui ne présente aucun intérêt, et avons traversé un petit village paisible et bien soigné, Geus d'Arzacq.
La petite église de Geus
Comme toujours, les deux ou trois derniers kilomètres sont les plus pénibles. On traine la patte. On marche par automatisme et on pousse un grand ouf de soulagement en atteignant l'étape finale ! Pour nous, le ouf a été poussé quand nous avons atteint le gîte communal de Pomps, un petit bourg de moins de 300 habitants. Nous n'aurions guère pu aller plus loin...
L'arrivée à Pomps
Le panaché réconfortant sur fond de... maïs (au gîte)
Les soirées se suivent, mais ne se ressemblent pas. Nous sommes ce soir dans un gîte communal offrant sanitaires, hébergement et demi-pension. De quoi discute-t-on à table ? Du chemin, des étapes passées et à venir, de ses pieds, des douleurs éventuelles, des expériences vécues sur le chemin, beaucoup de cuisines, parfois de voyages, mais jamais de politique ni de l'actualité... Il n'est jamais question de statut social. C'est sans doute ce qui plait aussi, cette égalité face au chemin et aux défis qu'il représente.




























De bien belles photos .Il doit être difficile de choisir chaque soir celles qui seront publiées .Courage la montagne n est plus très loin....Bises.Elisabeth
RépondreSupprimerPrenez votre temps. Les kms non faits cette année le seront l an prochain..Un bonus à la gastronomie locale.Bises .Elisabeth (Babeth)
RépondreSupprimerPrenez votre temps. Les kms non faits cette année le seront l an prochain..Un bonus à la gastronomie locale.Bises .Elisabeth (Babeth)
RépondreSupprimerToujours superbes les photos ! Plantes, architectures, rencontres, ambiances locales .... vous avez le don pour partager avec vos lecteurs ces moments que nous ne vivront pas .
RépondreSupprimerUn grand merci !
Annouk
Il fallait lire " vivrons" bien sûr :-)
RépondreSupprimerAnnouk