vendredi 4 octobre 2013

J 12 : Felzins / Beduer ( 24 km, cumul 276 km)

Nous avons pris congé de Nanou, notre hôtesse, vers 9 heures 30, pour une douzième journée de marche.

   La maison d'hôtes "le Pentadou"

 La matinée entre Felzins et Figeac (les douze premiers kilomètres) a sans doute été la pire que nous ayons connue depuis le départ, non pas que le parcours ait présenté des difficultés particulières, mais il suit en partie une voie à grande circulation très déplaisante et la pluie nous a rejoints à mi-parcours. Elle tombait à verse lorsque nous sommes arrivés aux abords de la cité de Champollion. Nous n'étions pas au bout de nos peines, car une bonne distance (notamment une ligne droite qui semble interminable) sépare le panneau indicateur "Figeac" du pont sur le Célé qui donne accès au centre ville.

Nous nous sommes séchés dans un restaurant proposant en entrée une gratinée appétissante aux navets et aux cèpes, particulièrement bienvenue. Isabelle et Monique, parties du Puy en même temps que nous (les tout derniers visages familiers qui nous "accompagnaient" depuis dix jours) nous y ont retrouvés. Pour elles, Figeac était aujourd'hui le terme du "chemin".

Pas question pour nous de fureter dans les ruelles et placettes du centre ville ! Nous avons tout de même visité l'église (abbatiale) Saint-Sauveur qui abrite plusieurs oeuvres d'art intéressantes, avant de reprendre, non sans quelque interrogation en raison du temps, notre "chemin".


   "Le songe de Saint-Martin" (épisode peu connu de la vie du Saint où il voit s'ouvrir le ciel)

   Décoration de la salle capitulaire

L'après-midi pourrait se résumer à une formule lapidaire : "pluie, pluie, pluie". 


En plus, nous avons renoué, à la sortie de Figeac, avec ce que j'appellerais un sentier typique compostellien, c'est-à-dire qui n'élève pas seulement l'âme, mais aussi le corps au prix d'un effort certain en raison de la pente, et donne le sentiment de se rapprocher du Ciel (donc du Paradis) car le dénivelé est important...

Le reste du parcours, même jalonné de "caselles", des maisonnettes de pierre traditionnelles, a été plus banal. 


Le village de Faycelles, très pittoresque, aurait sans doute mérité quelques marques d'intérêt de notre part, mais la fatigue était là et la pluie dissuasive. Nous nous sommes contentés de pousser la porte de l'église pour passer quelques instants (bénis) au sec et assis !

Là encore, l'arrivée vers 17 heures 30, sur notre lieu d'hébergement, une maison d'hôtes, Le Mas de la Croix, sur la commune de Béduer, tenue par un couple d'enseignants, Christian et Jeanne Germier, a été un grand soulagement et la tasse de thé chaud, après la douche - presque aussi chaude - a été hautement appréciée. La pluie a eu la bonne idée de cesser lorsque nous étions à quelques ce de mètres de la maison, autorisant l'espoir d'une nette amélioration demain matin et d'une découverte du Quercy dans de meilleures conditions qu'aujourd'hui.


3 commentaires:

  1. Le Quercy, une si belle région...

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  2. Courage les amis, que la force soit avec vous! Le clan des GERARD Du Mont de Beneuvre Eliane- Jean Pierre- Fabrice- Jean Marc

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  3. La route du pèlerin se complique avec des conditions météorologiques défavorables, mais vous saurez trouver les ressources nécessaires pour surmonter cette épreuve. Vous voici au 1/3 de votre parcours et vous paraissez en bonne forme : l'âme et le corps se sont encore élevés aujourd'hui.
    Bon courage et bon chemin à vous deux . Pascal BKO

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