Il faut avouer que notre ambition était bien de dépasser Cajarc aujourd'hui, mais, partis de Béduer vers 10 heures seulement, après un détour pour nous procurer des sandwichs, il nous est rapidement apparu - compte tenu d'un certain sentiment de fatigue - que vouloir marcher 30 kilomètres après la journée d'hier, était présomptueux. Cela signifiait encore au moins deux heures et demie de marche après Cajarc pour atteindre notre maison d'hôtes à Saint-Jean de Laur. 21 kilomètres étaient déjà une bonne distance. Nous nous en tiendrions à la ville qui a vu naître Françoise Sagan, que les Pompidou avaient choisie pour avoir leur résidence secondaire et que Coluche a popularisée en en faisant la ville où se déroule le jeu du "schmilblic" ! Informée de notre défection, notre hôtesse, Jacqueline, originaire de Casablanca, n'a reculé devant rien pour nous recevoir, puisqu'elle a envoyé Roland, son mari, pour nous chercher en voiture à Cajarc, de sorte que nous avons dîné et passons la soirée comme prévu au Mas Delpech, un hameau de Saint-Jean de Laur...
Le chemin parcouru aujourd'hui a été très plaisant. Il traverse des pâturages où brebis et moutons ont remplacé vaches, bœufs et veaux, et des bois où les châtaigniers ont fait place à des chênes nains. Il est parfois bordé de buis comme dans le Haut-Jura et nous avons pu revoir quelques belles "caselles". Mais, il finit par être un peu monotone : peu de villages, pas de petites chapelles ou de calvaires classés, pas d'autres pèlerins/marcheurs, quelques chasseurs "refaisant le match" au coin du bois après une traque...
Seule curiosité, à part la vieille ville de Cajarc : le dolmen de Pech-Laglayre, après le village de Gréalou, prouvant que les Bretons n'en ont pas le monopole...
Quant au temps, il est resté très menaçant une bonne partie de la journée. Nous pensions toutefois être quitte après la saucée d'hier. Mais c'était trop demander. Le ciel s'est littéralement vidé de toute l'eau qu'il contenait alors que nous descendions vers Cajarc. Nous n'avons dû notre salut (car même nos ponchos n'auraient été d'aucune utilité) qu'à la présence d'une vaste serre dont la porte était ouverte et dans laquelle nous avons trouvé refuge un bon quart d'heure, le temps que l'orage passe !
Un chocolat chaud accompagné d'un "pastis gascon" (une excellente pâtisserie aux pommes et non au pastis...) à la terrasse du bar "le Président" à Cajarc a permis de reprendre souffle, en attendant l'arrivée de notre hôte en voiture. Quelques panneaux d'exposition à l'office du tourisme rappellent que la culture du safran en Quercy date du Moyen-Âge, qu'elle a connu son apogée du XVème au XVIIIème siècle et qu'après une longue période de déclin, les safranières ont repris vie en Quercy.
La fin d'après-midi a été calme et réparatrice. Comme il est de plus en plus difficile, alors que la saison se termine, de trouver des hébergements, Olivier passe un temps fou pour trouver des gîtes, maisons d'hôtes ou hôtels (avec wifi !). Mais à chaque jour suffit sa peine : nous avons gite et couvert assurés pour demain soir...











Je viens de faire avec grand plaisir le tour complet de votre blog, merci de partager toutes ces belles photos. Nous avons passé avec Martin le Suisse genevois une soirée mémorable chez Brigitte à St-Roch (Decazeville). Monique sans Isabelle!!
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